L´auteur essaye de développer un concept
du trauma psychique
que soit en correspondance avec le noyaux de cette notion
freudienne
(c´est à dire, un excès d´excitation
que l´appareil psychique ne peut pas
élaborer), mais que, en plus, puisse prendre
en compte les fonctions et le
rôle fondamental des objets dans la conformation
du psychisme et dans les
situations traumatiques. Il part de la position méthodologique
selon laquelle
le rapport analytique est le seul locus d´observation
possible pour le
psychanalyste. Selon Hartke, une situation traumatique
psychanalytique
basique ou minime se caractérise par une certaine
magnitude ou qualité
d´emotions qui surpassent la capacité de
contention de la dyade concerné
dans l´analyse, jusqu´à générer
une période ou zone de démentalization
dans la psyché d´un ou des deux participants,
qui demande un travail
psychanalytique sur le problème et promue un
changement important dans
la relation, soit positif ou négatif. Sur la
base de la théorie de Bion sur la
fonction alfa y les conceptions métapsicologiques
de Freud et Green sur les
représentations psychiques, il expose deux formulations
théoriques
relationnées avec cette situation traumatique,
en les liant avec le modèle de
“changement de focus” proposé par
Bion. L´auteur présente trois exemples
cliniques pour illustrer le concept et les formulations
théoriques pertinentes.
La question est le désir de la pensée
(Maurice Blanchot, 1969)
|