Le propos de ce travail est d’essayer
de réfléchir sur les instruments
que peut utiliser un psychanalyste pour aborder le champ
de
l’observation clinique de l’interaction
d’un bébé prématuré
hospitalisé et
son entourage. Comment arrive-t-on à l’interprétation?
Comment fait la
mère pour interpréter les besoins de son
bébé? quel est le rôle joué
par la
sensibilité et les différentes modalités
de perception dans ce processus?
On est porté à croire que la psychopathologie
du bébé pourrait être
conçue comme l’expression de l’état
de ceux qui le nourrissent. Que
pourrait-il arriver au bébé lui-même
si ceux qui le gardent sont absents?
Quelle serait la réaction de l’entourage
médical à l’hôpital? Quelle
serait la
répercussion, par la suite, des observateurs
cliniques?
Suivant l’hypothèse où une présence
émotionnelle stable serait le
moteur de l’évolution pour passer de la
potentialité à la réalisation,
combien
de temps faut-il attendre sans qu’on y trouve
une pathologie produite par cet
effet?
On remarque les expériences de R. Spitz sur le
thème: hospitalismedépression
anaclitique.
On utilise une expérience clinique de l’auteur
pour illustrer la problématique. |