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En
interpellant
le
paradigme
des
frontières,
s´installe
celui
de
réseau,
en
tant
que
courant
qui
traverse
actuellement
plusieurs
champs
de
la
pensée.
Le
réseau
ne
s’
impose
pas
comme
une
structure
globalisante
qui
neutralise
ce
qui
est
différent,
mais
comme
une
intégration
fondée
sur
le
maintien
du
pluriel
et
ses
transformations.
L´auteur
développe
ses
idées
entre
les
deux
paradigmes,
en
parcourant
la
méthapsychologie
ainsi
que
la
clinique
psychanalytique.
La
notion
de
frontière
fait
part
de
toute
la
théorie:
le
refoulement
qui
sépare
l´inconscient
du
préconscient,
la
protection
contre
les
stimuli
externes,
la
démarcation
entre
espaces
ou
instances.
Mais
la
psychanalyse
est
en
même
temps
le
précurseur
du
paradigme
du
réseau
en
s’appuyant
sur
les
notions
d´inconscient,
association
libre
et
attention
flottante.
L´auteur
nous
rappelle
que
c´est
la
psychanalyse
même
celle
qui,
dans
la
pensée
scientifique,
défait
la
scission
radicale
entre
le
sujet
et
son
objet
d´observation,
à
l’aide
des
notions
de
transfert
et
de
contretransfert,
inaugurant
ainsi
une
théorie
révolutionnaire
de
la
connaissance.
Cette
perspective
devancera
les
changements
au
sein
d´autres
disciplines.
Le
texte
reconnaît
la
contribution
de
la
psychanalyse
à
la
pensée
et
à
la
connaissance,
ainsi
que
la
potencialité
d’une
méthode
thérapeutique
qui
fournit
les
outils
nécessaires
pour
traverser
les
frontières,
dénouer
et
tisser
les
réseaux,
en
agissant
face
au
risque
de
consolidations
pathologiques
et
en
gardant
ainsi
son
inéluctable
engagement
avec
la
liberté.
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